Connecte-toi avec nous

Cinéma

«Zanka Contact» – Une bombe de générosité ! 

Publié

le

Tout d’abord et avant de lire ma critique sur ce nouveau film Marocain et premier de son réalisateur Ismael El Iraki… Il faut absolument aller voir le film au cinéma, car il faut encourager nos artistes, il faut faire vivre nos salles, et il faut saluer les bonnes volontés de faire de bons films, même si ces derniers se brûlent les ailes des fois à force de trop vouloir voler prêt du soleil.

 

Le long-métrage est une bombe de générosité !

Le réalisateur aime le cinéma, il aime le rock’n’roll, il aime ce monstre qu’est Casablanca. Il nous le montre par son scénario qui essaye de créer une histoire d’amour électrique entre une prostituée, étalon sauvage, et un rocker Has Been dont le sang et aussi venimeux que son animal totem : le serpent.

Il nous montre son amour pour le cinéma par les nombreux hommages qu’il rend au 7ème art, mais cette qualité est aussi un défaut. Car le film souffre malheureusement du syndrome du premier film, il veut faire beaucoup de choses, tente trop de formules, trop d’hommages… Et le film s’y perd.

Le plus gros hommage (pour ne pas dire une singerie) et clairement fait au cinéma de Tarantino : de l’introduction extrêmement verbeuse de l’ouverture du film et jusqu’aux paysages désertiques Western (tajine) de la dernière partie, en passant par les antagonistes baroques et l’esthétisation de la violence.

L’autre gros souci est sa longueur, 2h avec beaucoup de moments de flottements, de perte de rythme, de changement radical d’ambiance, de dialogue qui s’éternise des fois pour ne rien dire, ou pour faire trop d’exposition pas nécessairement pertinente.

Mais le film possède quand même une thématique qui le rend agréable, une thématique à laquelle le titre en anglais rend bien hommage : Burning Casablanca (Zanka Contact, n’a franchement pas beaucoup de sens) … Le thème est évidemment l’enfer, la dernière demeure du serpent satanique qui chuchote à l’oreille d’Eve, … Casablanca semble être un purgatoire, un endroit où des damnés d’ici et d’ailleurs (le personage principal a été bani d’un paradis anglais), viennent souffrir, les dialogues nous parlent d’ailleurs d’anges déchus, nous parle de Azrael … Certains personnages vont mourir par le feu, d’autres y trouveront refuge.

 

Crédit Photo : «Zanka Contact»

La prestation de Khansa Batma :

L’actrice nous livre une magnifique prestation, très osée, très rock. Des fois un peu surjoué, mais c’est son premier rôle, … Et tant qu’elle garde un attachement clair avec les racines Nass El Ghiwan, qui sont quand même, au dire de Martin Scorsese, les Rolling Stones de l’Afrique… Oui jusqu’à la fin, cette critique aussi reste Rock.

Bref, allez voir ce film ! Car, malgré ces défauts, il reste assez généreux et « Nia » y était pour nous fournir un bon spectacle !

PS : Pour ceux qui habitent à Casablanca, le Centre Culture Français (CCF) organise des projections cette semaine, à 30 dhs la séance. C’est vraiment donné !

Bon visionnage.

 

Découvrez un autre article en rapport avec ce film.

Suivez-nous et tentez de gagner chaque semaine des tickets de cinéma !

Tendance

Copyright © 2016 - 2022 - LEKLAP - Made with love by Koncept 360°